L'OIM, l'UNICEF et le HCR se félicitent des dernières relocalisations d'enfants non accompagnés en provenance de Grèce et appellent à poursuivre cet élan de solidarité

Un groupe d'enfants non accompagnés à l'aéroport Eleftherios Venizelos d'Athènes embarque sur un vol à destination du Portugal dans le cadre d'un programme de relocalisation mené par l'UE.

Un groupe d'enfants non accompagnés à l'aéroport Eleftherios Venizelos d'Athènes embarque sur un vol à destination du Portugal dans le cadre d'un programme de relocalisation mené par l'UE.   © OIM/Christine Nikolaidou

GENÈVE - L'OIM, l'Organisation internationale pour les migrations, le HCR, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés et l'UNICEF, le Fonds des Nations Unies pour l'enfance, ont salué aujourd'hui la récente relocalisation de 49 enfants non accompagnés de Grèce vers le Portugal et la Finlande.

Vingt-quatre enfants demandeurs d'asile non accompagnés ont quitté la Grèce et sont arrivés en toute sécurité en Finlande cet après-midi. Mardi, 25 enfants non accompagnés sont arrivés en sécurité au Portugal. Tous les enfants sont arrivés en bonne santé.

Les 49 enfants vivaient depuis plusieurs mois dans des centres d'accueil et d'identification surpeuplés sur les îles de Lesbos, Samos, Chios et Kos.

Pour Mehrang*, 16 ans, originaire d'Afghanistan, c'était la première fois qu'il montait dans un avion. « Je suis très enthousiaste », a-t-il confié avant de monter à bord de son avion à Athènes.

« Je ne connais pas grand-chose du Portugal, mais je me fais des idées positives sur mon nouveau départ. J'ai hâte d'y aller et de m'inscrire à l'école. Je sais que l'apprentissage de la langue est important. Ensuite, j'espère aller à l'université. Je veux devenir psychologue et communiquer avec d'autres personnes. J'ai pris cette décision quand j'étais encore dans mon pays et je suis sûr que je veux suivre cette voie », a-t-il ajouté.

Les enfants ont quitté la Grèce par avion dans le cadre d'un projet de relocalisation soutenu et financé par la Commission européenne. Ce projet vise à transférer quelque 3300 personnes, dont 1600 enfants non accompagnés et séparés ainsi que d'autres personnes vulnérables, de la Grèce vers d'autres États européens.

Le Portugal prévoit d'accueillir un total de 500 enfants non accompagnés en provenance de Grèce, tandis que la Finlande s'est engagée à accueillir jusqu'à 175 enfants non accompagnés et autres demandeurs d'asile vulnérables en provenance de Grèce, de Malte et de Chypre.

Les trois agences des Nations Unies ont salué ces départs et la poursuite encourageante d'un projet de relocalisation qui a permis jusqu'à présent le transfert de 65 enfants non accompagnés vers l’Allemagne et le Luxembourg entre avril et juin.

« Nous n'en sommes qu'au début, mais les relocalisations devraient s'accélérer grâce à cet effort de coopération entre la Grèce, les États européens, les agences des Nations Unies et la Commission européenne », a déclaré Ola Henrikson, directeur régional de l'OIM pour l'EEE, l'UE et l'OTAN. « La relocalisation est un mécanisme de solidarité efficace et humain qui fonctionne bien. Elle fonctionne pour les enfants les plus vulnérables et les autres personnes dans le besoin, elle fonctionne pour la Grèce et pour les autres États européens. »

« Nous sommes très heureux de voir les engagements des États de l'UE se traduire en actions concrètes. C'est la preuve que la solidarité européenne peut fonctionner. Ces efforts collectifs pour trouver des solutions doivent se poursuivre et être renforcés », a souligné Pascale Moreau, directrice régionale du HCR pour l'Europe. « Il y a encore des centaines d'enfants réfugiés non accompagnés en Grèce, dans des conditions désespérées et dangereuses. Assurer leur avenir et leur bien-être devrait être notre objectif commun. »

« L'Europe offre à ces enfants un nouveau départ dans la vie », a indiqué quant à elle Afshan Khan, directrice régionale de l'UNICEF pour l'Europe et l'Asie centrale et coordinatrice spéciale pour les réfugiés et migrants en Europe. « Grâce à des soins de santé appropriés et à la possibilité d'apprendre et d'acquérir des compétences, ainsi qu'à l'amour et au soutien des familles et des communautés dans leurs nouveaux pays d'accueil, ils peuvent enfin construire le futur de leurs rêves. Nous pouvons et devons agir plus rapidement pour les enfants qui n’ont pas encore été assistés. »

Les relocalisations ont été organisées par les gouvernements du Portugal, de la Finlande et de la Grèce et coordonnées par la Commission européenne avec le soutien de l'OIM, du HCR, de l'UNICEF et du Bureau européen d’appui en matière d’asile (EASO).

À ce jour, 11 États membres de l'UE participent au programme. Les prochains transferts auront lieu dans les prochaines semaines vers la Belgique, la France, l'Allemagne, la Lituanie et la Slovénie.

Début juillet, près de 4700 enfants non accompagnés et séparés se trouvant en Grèce avaient un besoin urgent de solutions durables, que ce soit d’un enregistrement accéléré, du regroupement familial ou de la relocalisation. Parmi eux, plus de 1100 étaient exposés à des risques graves, parmi lesquels l'exploitation et la violence, et étaient confrontés à des conditions très précaires dans les centres d'accueil et d'identification surpeuplés des îles de la mer Égée.

*Le nom a été modifié pour des raisons de protection

 

Pour de plus amples informations à ce sujet, veuillez svp contacter :

OIM :

HCR :

UNICEF : 

 

NOTES POUR LES MÉDIAS / INFORMATIONS GÉNÉRALES

Le projet de relocalisation est conduit par le gouvernement grec et les États membres participants de l'UE. Il est coordonné et financé par la Commission européenne (CE). L'Organisation internationale pour les migrations (OIM), l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) soutiennent pleinement tous les aspects du processus de relocalisation, en étroite collaboration avec des partenaires clés tels que le Bureau européen d'appui en matière d'asile (EASO).

Les 49 enfants transférés au Portugal et en Finlande sont des garçons âgés de 12 à 17 ans. Quarante-deux sont originaires d'Afghanistan, quatre d'Égypte, un de Gambie, un de Palestine et un d'Iran.

Avant leur départ de Grèce, les enfants ont été transférés des îles vers des centres de transit à Athènes gérés par l'OIM. Sur la base d'un protocole sanitaire commun établi aux fins du projet, l'OIM a mis en place des mesures sanitaires préalables pour tous les enfants, afin d'assurer principalement la continuité des soins tout au long du processus, depuis la phase de pré-départ et jusqu'après l'arrivée, ainsi que pour répondre aux exigences en matière de santé publique, de sécurité et de bien-être de chaque enfant.

L'OIM a organisé les vols et les séances d'orientation avant le départ en fournissant à chaque enfant des informations sur ce à quoi il pouvait s'attendre pendant le voyage et à son arrivée dans son nouveau pays. Les agents de l'OIM ont accompagné les enfants sur le vol au départ de la Grèce et ont veillé à ce que les enfants soient remis en toute sécurité aux autorités et aux partenaires concernés en Finlande et au Portugal. 

Au Portugal, l'OIM, le HCR et l'UNICEF ont participé à la formation de l'équipe technique qui accompagnera l'intégration des enfants dans le pays. 

Le HCR, en collaboration avec le Bureau européen d'appui en matière d'asile (EASO) et les ONG grecques partenaires (METAdrasi et Praksis) aident les autorités grecques à identifier les enfants non accompagnés et les enfants présentant des conditions médicales graves en vue de leur relocalisation, ainsi qu'à déterminer l'intérêt supérieur des enfants non accompagnés, en étroite coordination avec le secrétaire spécial du ministère de la migration et de l'asile pour la protection des mineurs non accompagnés. En outre, à la demande du ministère grec de la migration et de l'asile et du ministère du travail et des affaires sociales, le HCR a temporairement relancé son programme de tutelle pour l'exercice de relocalisation avec son partenaire METAdrasi, afin de garantir que les enfants soient pris en charge et représentés tout au long du processus et qu'ils soient escortés en toute sécurité des îles vers le continent.

L'UNICEF a soutenu le processus d'évaluation de l'intérêt supérieur en fournissant à l'EASO et au HCR un environnement adapté aux enfants pour mener des entretiens avec ceux-ci, et travaille avec l'OIM pour s'assurer que les centres de transit ont mis en place des mesures spécifiques de protection pour les enfants, notamment à travers la formation et l'encadrement du personnel des centres de transit, et en élaborant des lignes directrices pertinentes.

L'UNICEF, le HCR et l'OIM ont travaillé en étroite collaboration afin d'établir des standards minimaux (en anglais) permettant d'identifier les enfants et de leur donner la priorité en termes de relocalisation.

Le rôle de coordination et le soutien financier de la Commission européenne ont été essentiels pour trouver des solutions durables à l'échelle régionale pour ces individus particulièrement vulnérables. La CE a également contribué à l'élaboration de procédures opérationnelles standard permettant un processus de relocalisation clair et structuré.