A l'est de la RDC, les déplacés sont exposés à des violations généralisées des droits humains

Ceci est un résumé des déclarations du porte-parole du HCR Babar Baloch – à qui toute citation peut être attribuée – lors de la conférence de presse du 12 novembre 2019 au Palais des Nations à Genève.

Un enfant se tient à l'entrée d'une tente dans un site de déplacés internes à Kasenyi.

Un enfant se tient à l'entrée d'une tente dans un site de déplacés internes à Kasenyi.   © HCR/John Wessels

Le HCR, l'Agence des Nations Unies pour les réfugiés, est alarmé par le fait que des centaines de milliers de personnes déplacées dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) vivent non seulement dans des conditions désastreuses sans assistance appropriée, mais sont aussi sans protection et exposées quotidiennement à des violations extrêmes des droits humains.

Quelque 300 000 personnes, principalement des femmes et des enfants, ont été déplacées à la suite d'une vague d'attaques brutales en juin 2019 commises par divers groupes armés dans les provinces de l'Ituri et du Nord-Kivu en RDC. Auparavant, selon les estimations, quatre millions de personnes étaient déjà déplacées en RDC, soit environ 10% de la population mondiale de personnes déplacées à l'intérieur de leur propre pays.

Cinq mois après les attaques survenues en juin dernier, les meurtres, les violences sexuelles et les enlèvements se poursuivent dans un contexte de conflit permanent. Beaucoup de femmes et d'enfants vivent encore dans des conditions précaires, dormant en plein air ou dans des espaces publics surpeuplés, ce qui les expose encore davantage aux risques de harcèlement, d'agression ou d'exploitation sexuelle qui, selon les déplacés, sont monnaie courante. Durant le seul mois d’octobre, le personnel du HCR a enregistré au moins 1000 violations des droits humains dans les deux provinces de l'est en RDC.

Les civils vivent dans la peur de la mort et de la destruction. Le 30 octobre, un déplacé âgé de 38 ans a été tué par des hommes armés dans le territoire de Djugu, un cas parmi de nombreux incidents qui se produisent presque quotidiennement dans cette région.

Le HCR a intensifié sa réponse à la crise croissante des déplacements dans l'est de la RDC, mais l’organisation a besoin de ressources supplémentaires pour poursuivre son appui et améliorer la situation. Nous déployons du personnel supplémentaire et avons construit des hangars communautaires ainsi que des abris d'urgence pour les familles afin d'assurer la sécurité des déplacés. Des articles de première nécessité – y compris des couvertures, du savon pour la lessive et des jerrycans - ont également été distribués, ainsi que des articles sanitaires de santé et d’hygiène pour les femmes et les jeunes filles.

Le HCR recherche 150 millions de dollars pour répondre aux besoins des réfugiés et des déplacés en RDC cette année mais, à ce jour, seulement 57% de cette somme a été reçue. Le manque de financement entrave fortement la capacité des déplacés à subvenir à leurs propres besoins fondamentaux.

 

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