Syrie

La chose la plus importante

Photos : Brian Sokol

Qu’emporteriez-vous si la violence ou la persécution vous forçaient à fuir votre pays ?

13 mars 2013

Leurs parcours

Syrie

La chose la plus importante

Photos : Brian Sokol

Qu’emporteriez-vous si la violence ou la persécution vous forçaient à fuir votre pays ?

13 mars 2013

Leurs parcours

L’aggravation du conflit en Syrie a anéanti des millions de civils innocents, forçant des communautés entières à fuir vers d’autres parties de leur patrie ou vers des pays voisins. Les portraits présentés ici condensent cette tragédie en 13 récits de survie émouvants.

Lors d’une mission au Soudan du Sud avec le HCR en août 2012, le photographe Brian Sokol a commencé à faire des portraits de réfugiés soudanais tenant l’effet personnel le plus importante qu’ils avaient emporté avec eux en fuyant leur foyer.

Tirées en noir et blanc sur fond gris sombre, ces photos évoquent le sentiment d’urgence qu’ils ont tous ressenti en fuyant le danger ainsi que le caractère unique de ces existences brutalement plongées dans le chaos. Dans les portraits tirées au Soudan du Sud, les réfugiés posent avec des casseroles, des récipients d’eau et d’autres objets qui les ont aidés dans leur périple vers la sécurité.

À l’inverse, les personnes qui ont voulu fuir le conflit en Syrie ont toutes dû dissimuler leurs intentions alors qu’elles s’acheminaient vers la frontière et se faire passer pour des familles en balade ou en promenade dominicale. Les personnes présentées ici ont été photographiées en Iraq, au Liban et en Turquie en décembre 2012. Elles n’avaient pas grand-chose avec elles si ce n’est un trousseau de clés, des papiers, des téléphones et des bracelets, autrement dit des choses qu’elles pouvaient porter sur elles ou cacher au fond de leurs poches. Certains ont emporté un symbole de leur religion, tandis que d’autres se sont raccrochés à un souvenir de leur foyer ou de jours meilleurs.

Lors d’une mission au Soudan du Sud avec le HCR en août 2012, le photographe Brian Sokol a commencé à faire des portraits de réfugiés soudanais tenant l’effet personnel le plus importante qu’ils avaient emporté avec eux en fuyant leur foyer.

Tirées en noir et blanc sur fond gris sombre, ces photos évoquent le sentiment d’urgence qu’ils ont tous ressenti en fuyant le danger ainsi que le caractère unique de ces existences brutalement plongées dans le chaos. Dans les portraits tirées au Soudan du Sud, les réfugiés posent avec des casseroles, des récipients d’eau et d’autres objets qui les ont aidés dans leur périple vers la sécurité.

À l’inverse, les personnes qui ont voulu fuir le conflit en Syrie ont toutes dû dissimuler leurs intentions alors qu’elles s’acheminaient vers la frontière et se faire passer pour des familles en balade ou en promenade dominicale. Les personnes présentées ici ont été photographiées en Iraq, au Liban et en Turquie en décembre 2012. Elles n’avaient pas grand-chose avec elles si ce n’est un trousseau de clés, des papiers, des téléphones et des bracelets, autrement dit des choses qu’elles pouvaient porter sur elles ou cacher au fond de leurs poches. Certains ont emporté un symbole de leur religion, tandis que d’autres se sont raccrochés à un souvenir de leur foyer ou de jours meilleurs.

Omar, 37 ans

« Ça apaise un peu mon chagrin. »

Omar tient un bouzouki, sorte de luth à long manche, qui est l’effet personnel le plus important qu’il a pu emporter avec lui jusqu’au camp de réfugiés de Domiz dans le Kurdistan irakien. Omar a décidé qu’il était temps de fuir sa maison de Damas, la capitale syrienne, la nuit où ses voisins ont été assassinés. « Les meurtriers, quel que soit leur identité, se sont introduits dans leur maison et ont sauvagement mis en pièces mon voisin et ses deux fils », se souvient-il. Omar dit que jouer du bouzouki « le remplit de nostalgie et de souvenirs de sa patrie. Pendant un bref instant, ça apaise un peu mon chagrin. »

Omar, 37 ans

« Ça apaise un peu mon chagrin. »

Omar tient un bouzouki, sorte de luth à long manche, qui est l’effet personnel le plus important qu’il a pu emporter avec lui jusqu’au camp de réfugiés de Domiz dans le Kurdistan irakien. Omar a décidé qu’il était temps de fuir sa maison de Damas, la capitale syrienne, la nuit où ses voisins ont été assassinés. « Les meurtriers, quel que soit leur identité, se sont introduits dans leur maison et ont sauvagement mis en pièces mon voisin et ses deux fils », se souvient-il. Omar dit que jouer du bouzouki « le remplit de nostalgie et de souvenirs de sa patrie. Pendant un bref instant, ça apaise un peu mon chagrin. »

Tamara, 20 ans

« On avait l’impression qu’il pleuvait des balles. »

Après la destruction partielle de leur maison d’Idlib en septembre 2012, Tamara* et sa famille ont décidé que leur meilleure chance de trouver la sécurité était d’atteindre la frontière turque. « Quand on a quitté la maison, on avait l’impression qu’il pleuvait des balles », se rappelle Tamara. « On passait d’un abri à l’autre pour se protéger. » L’effet personnel le plus important qu’elle a pu emporter avec elle, c’était son diplôme qu’elle tient sur cette photo prise à proximité de la tente familiale dans le camp de réfugiés d’Adiyaman en Turquie. Grâce à ce diplôme, elle pourra poursuivre ses études en exil.

Tamara, 20 ans

« On avait l’impression qu’il pleuvait des balles. »

Après la destruction partielle de leur maison d’Idlib en septembre 2012, Tamara* et sa famille ont décidé que leur meilleure chance de trouver la sécurité était d’atteindre la frontière turque. « Quand on a quitté la maison, on avait l’impression qu’il pleuvait des balles », se rappelle Tamara. « On passait d’un abri à l’autre pour se protéger. » L’effet personnel le plus important qu’elle a pu emporter avec elle, c’était son diplôme qu’elle tient sur cette photo prise à proximité de la tente familiale dans le camp de réfugiés d’Adiyaman en Turquie. Grâce à ce diplôme, elle pourra poursuivre ses études en exil.

Salma

« C’est tout ce qui me reste. »

Salma*, qui a au moins 90 ans, porte une bague que sa mère lui avait donnée sur son lit de mort lorsqu’elle avait à peine 10 ans. Elle se souvient que sa mère lui avait dit « Garde cette bague en souvenir de moi. » Elle a l’intenion d’emporter la bague dans sa tombe. « Elle n’a pas de valeur, elle n’est ni en argent ni en or, ce n’est qu’une vieille bague. Mais c’est tout ce qui me reste. » Elle est photographiée ici dans le camp de réfugiés de Domiz, dans le Kurdistan irakien, où elle est arrivée après avoir fui la ville syrienne de Qamishly avec ses trois fils et leurs familles.

Salma

« C’est tout ce qui me reste. » 

Salma*, qui a au moins 90 ans, porte une bague que sa mère lui avait donnée sur son lit de mort lorsqu’elle avait à peine 10 ans. Elle se souvient que sa mère lui avait dit « Garde cette bague en souvenir de moi. » Elle a l’intenion d’emporter la bague dans sa tombe. « Elle n’a pas de valeur, elle n’est ni en argent ni en or, ce n’est qu’une vieille bague. Mais c’est tout ce qui me reste. » Elle est photographiée ici dans le camp de réfugiés de Domiz, dans le Kurdistan irakien, où elle est arrivée après avoir fui la ville syrienne de Qamishly avec ses trois fils et leurs familles.

Waleed, 37 ans

« Elle me rappelle toujours de merveilleux souvenirs. »

Walid, qui est médecin, travaille dans un dispensaire de Médecins Sans Frontières au camp de réfugiés de Domiz, dans le Kurdistan irakien. il tient son bien le plus précieux, une photographie de sa femme. Même s’ils sont ensemble, il dit que « cette photo est importante parce qu’elle me l’a donnée chez nous, avant notre mariage, à une époque où on sortait encore ensemble. Elle me rappelle toujours de merveilleux souvenirs et me ramène aux jours les plus heureux de ma vie, chez nous en Syrie. » Walid a quitté la Syrie 20 jours après que sa femme donne naissance à leur enfant. « J’ai quitté le pays pour le bien-être de ma famille. Je ne veux pas voir mes enfants grandir orphelins.

Waleed, 37 ans

« Elle me rappelle toujours de merveilleux souvenirs. »

Walid, qui est médecin, travaille dans un dispensaire de Médecins Sans Frontières au camp de réfugiés de Domiz, dans le Kurdistan irakien. il tient son bien le plus précieux, une photographie de sa femme. Même s’ils sont ensemble, il dit que « cette photo est importante parce qu’elle me l’a donnée chez nous, avant notre mariage, à une époque où on sortait encore ensemble. Elle me rappelle toujours de merveilleux souvenirs et me ramène aux jours les plus heureux de ma vie, chez nous en Syrie. » Walid a quitté la Syrie 20 jours après que sa femme donne naissance à leur enfant. « J’ai quitté le pays pour le bien-être de ma famille. Je ne veux pas voir mes enfants grandir orphelins.

Alia, 24 ans

« Mon âme et rien de plus. »

Alia* est assise dans son fauteuil roulant au camp de réfugiés de Domiz dans le Kurdistan iraquien. Elle vivait avec sa famille à Daraa en Syrie quand les combats les ont contraints à fuir leur foyer. Alia qui est en fauteuil roulant et aveugle des deux yeux dit qu’elle était terrifiée par ce qui se passait autour d’eux. « Des hommes en uniforme sont venus et ont tué notre vache. Ils se battaient juste devant chez nous et il y avait beaucoup de soldats tués. J’ai pleuré et pleuré », se souvient-t-elle. Alia dit que la chose la plus importante qu’elle a pu emporter, c’était « mon âme et rien de plus, rien de matériel. » Quand on l’interroge sur son fauteuil roulant, elle paraît surprise et dit qu’elle le considère comme une extension de son corps, et non comme un objet.

Alia, 24 ans

« Mon âme et rien de plus. »

Alia* est assise dans son fauteuil roulant au camp de réfugiés de Domiz dans le Kurdistan iraquien. Elle vivait avec sa famille à Daraa en Syrie quand les combats les ont contraints à fuir leur foyer. Alia qui est en fauteuil roulant et aveugle des deux yeux dit qu’elle était terrifiée par ce qui se passait autour d’eux. « Des hommes en uniforme sont venus et ont tué notre vache. Ils se battaient juste devant chez nous et il y avait beaucoup de soldats tués. J’ai pleuré et pleuré », se souvient-t-elle. Alia dit que la chose la plus importante qu’elle a pu emporter, c’était « mon âme et rien de plus, rien de matériel. » Quand on l’interroge sur son fauteuil roulant, elle paraît surprise et dit qu’elle le considère comme une extension de son corps, et non comme un objet.

Mohamed, 43 ans

« Je veux enseigner l’importance de la fraternité et de l’égalité entre toutes les religions. »

Mohamed*, qui a fui le gouvernorat syrien d’Hassakeh, est l’imam de l’unique mosquée du camp de réfugiés de Domiz, dans le Kurdistan irakien. Il tient le Coran, la chose la plus importante qu’il a pu emporter avec lui. Comme il est imam, il dit que la religion est l’aspect le plus important de son existence. « J’aime ma religion, mais je ne suis pas sectaire. Je veux enseigner l’importance de la fraternité et de l’égalité entre toutes les religions », dit-il. Mohamed a fui son foyer avec sa femme et leurs six enfants après avoir été prévenu qu’il était recherché par des groupes armés.

Mohamed, 43 ans

« Je veux enseigner l’importance de la fraternité et de l’égalité entre toutes les religions. »

Mohamed*, qui a fui le gouvernorat syrien d’Hassakeh, est l’imam de l’unique mosquée du camp de réfugiés de Domiz, dans le Kurdistan irakien. Il tient le Coran, la chose la plus importante qu’il a pu emporter avec lui. Comme il est imam, il dit que la religion est l’aspect le plus important de son existence. « J’aime ma religion, mais je ne suis pas sectaire. Je veux enseigner l’importance de la fraternité et de l’égalité entre toutes les religions », dit-il. Mohamed a fui son foyer avec sa femme et leurs six enfants après avoir été prévenu qu’il était recherché par des groupes armés.

May, 8 ans

« Ces bracelets, ce n’est pas ce que je préfère. »

May et les siens ont parcouru des centaines de kilomètres à pied et en bus de Damas jusqu’à la frontière où ils ont marché dans le froid sur un sentier accidenté avec sa mère qui portait son petit frère dans les bras. Depuis son arrivée au camp de réfugiés de Domiz, dans le Kurdistan iraquien, Alia fait beaucoup de cauchemars. la chose la plus importante qu’elle a pu emporter en quittant sa maison, c’était les bracelets qu’elle porte sur cette photo. « Ces bracelets, ce n’est pas ce que je préfère », dit-elle. « Ma poupée Nancy, c’est elle que je préfère. » Malheureusement, la poupée a dû être abandonnée dans l’urgence du départ. Après la publication de cette photo, une petite fille à des milliers de kilomètres de là a envoyé à May une nouvelle poupée.

May, 8 ans

« Ces bracelets, ce n’est pas ce que je préfère. »

May et les siens ont parcouru des centaines de kilomètres à pied et en bus de Damas jusqu’à la frontière où ils ont marché dans le froid sur un sentier accidenté avec sa mère qui portait son petit frère dans les bras. Depuis son arrivée au camp de réfugiés de Domiz, dans le Kurdistan iraquien, Alia fait beaucoup de cauchemars. la chose la plus importante qu’elle a pu emporter en quittant sa maison, c’était les bracelets qu’elle porte sur cette photo. « Ces bracelets, ce n’est pas ce que je préfère », dit-elle. « Ma poupée Nancy, c’est elle que je préfère. » Malheureusement, la poupée a dû être abandonnée dans l’urgence du départ. Après la publication de cette photo, une petite fille à des milliers de kilomètres de là a envoyé à May une nouvelle poupée.

Ayman, 82 ans

« C’est encore toi que je choisirais. »

Ayman* dit que sa femme de 67 ans, Yasmine*, est ce qu’il a pu emporter de plus important depuis la Syrie. « C’est la femme la plus merveilleuse que j’ai rencontrée dans ma vie », dit-il. « Même si je devais repartir 55 ans en arrière, c’est encore toi que je choisirais. » Les deux époux qui sont photographiés ici dans le camp de réfugiés de Nizip en Turquie, on fui leur maison dans les campagnes proches d’Alep quand leur voisin et son fils berger ont été sauvagement assassinés. Avant, ils cultivaient des oliviers, des vignes, des noyers et des fruitiers sur leurs terres, raconte Ayman avant d’éclater en sanglots quand il commence à décrire les attaques, les pillages et l’incendie des fermes voisines. « C’est incroyable qu’un être humain puisse faire ça à un autre. »

Ayman, 82 ans

« C’est encore toi que je choisirais. »

Ayman* dit que sa femme de 67 ans, Yasmine*, est ce qu’il a pu emporter de plus important depuis la Syrie. « C’est la femme la plus merveilleuse que j’ai rencontrée dans ma vie », dit-il. « Même si je devais repartir 55 ans en arrière, c’est encore toi que je choisirais. » Les deux époux qui sont photographiés ici dans le camp de réfugiés de Nizip en Turquie, on fui leur maison dans les campagnes proches d’Alep quand leur voisin et son fils berger ont été sauvagement assassinés. Avant, ils cultivaient des oliviers, des vignes, des noyers et des fruitiers sur leurs terres, raconte Ayman avant d’éclater en sanglots quand il commence à décrire les attaques, les pillages et l’incendie des fermes voisines. « C’est incroyable qu’un être humain puisse faire ça à un autre. »

Yusuf

« Avec ça, je vais pouvoir appeler mon père. »

Dans le bâtiment de la plaine de la Bekaa au Liban où il vit maintenant, Yusuf* tient son téléphone portable. Il a fui sa maison de Damas avec les siens l’an dernier. Il accorde une grande importance à son téléphone. « Avec ça, je vais pouvoir appeler mon père. On est assez proche de la Syrie ici pour que je puisse parfois capter le signal d’une des tours de télécommunications syriennes et alors je peux passer un simple appel local depuis le Liban. » Son téléphone contient également des photos des membres de sa famille restés en Syrie et qu’il peut donc toujours avoir avec lui.

Yusuf

« Avec ça, je vais pouvoir appeler mon père. »

Dans le bâtiment de la plaine de la Bekaa au Liban où il vit maintenant, Yusuf* tient son téléphone portable. Il a fui sa maison de Damas avec les siens l’an dernier. Il accorde une grande importance à son téléphone. « Avec ça, je vais pouvoir appeler mon père. On est assez proche de la Syrie ici pour que je puisse parfois capter le signal d’une des tours de télécommunications syriennes et alors je peux passer un simple appel local depuis le Liban. » Son téléphone contient également des photos des membres de sa famille restés en Syrie et qu’il peut donc toujours avoir avec lui.

Leila, 9 ans

« Celui-là, il était parfait, parce qu’il y avait une fleur brodée dessus. »

Leila* tient un jean qu’elle a emmené de Syrie jusqu’à Erbil, dans le Kurdistan iraquien, où elle a trouvé refuge avec sa famille. « Un jour, j’étais allée faire des courses avec mes parents et j’ai cherché pendant des heures sans trouver quoi que ce soit qui me plaisait. Puis, quand j’ai vu ce jean, j’ai su tout de suite qu’il était parfait parce qu’il y avait une fleur brodée dessus et j’adore les fleurs », explique-t-elle. Leila n’a porté son jean que trois fois et toujours en Syrie, deux fois pour des mariages et une fois quand elle est allée rendre visite à son grand-père. Elle dit qu’elle ne le portera que quand elle assistera de nouveau à un mariage et elle espère aussi que ce mariage aura lieu en Syrie. Sa famille a fui la ville syrienne de Deir ez-Zor quand un obus a décimé la famille voisine. Ils vivent aujourd’hui dans une maison inachevée et non isolée et partagent cet espace froid et venté avec une trentaine d’autres personnes.

Leila, 9 ans

« Celui-là, il était parfait, parce qu’il y avait une fleur brodée dessus. »

Leila* tient un jean qu’elle a emmené de Syrie jusqu’à Erbil, dans le Kurdistan iraquien, où elle a trouvé refuge avec sa famille. « Un jour, j’étais allée faire des courses avec mes parents et j’ai cherché pendant des heures sans trouver quoi que ce soit qui me plaisait. Puis, quand j’ai vu ce jean, j’ai su tout de suite qu’il était parfait parce qu’il y avait une fleur brodée dessus et j’adore les fleurs », explique-t-elle. Leila n’a porté son jean que trois fois et toujours en Syrie, deux fois pour des mariages et une fois quand elle est allée rendre visite à son grand-père. Elle dit qu’elle ne le portera que quand elle assistera de nouveau à un mariage et elle espère aussi que ce mariage aura lieu en Syrie. Sa famille a fui la ville syrienne de Deir ez-Zor quand un obus a décimé la famille voisine. Ils vivent aujourd’hui dans une maison inachevée et non isolée et partagent cet espace froid et venté avec une trentaine d’autres personnes.

Ahmed, 70 ans

« Que nous n’ayons plus jamais besoin de fuir ! »

Ahmed* est photographié ici avec sa canne dans le camp de réfugiés de Domiz dans le Kurdistan irakien. Il pense que s’il ne l’avait pas eue, il n’aurait jamais pu tenir les deux heures de marche jusqu’à la frontière irakienne. « Tout ce que je veux maintenant, c’est que ma famille trouve un endroit où elle puisse vivre pour toujours en sécurité. Que nous n’ayons plus jamais à fuir ! » Avec sa femme et huit de leurs neuf enfants, Ahmed a fui Damas après la destruction de leur maison dans une attaque. Avec quatre autres familles, une cinquantaine de personnes au total, ils sont partis entassés dans la benne d’un camion. L’un des fils d’Ahmed resté sur place a été tué en octobre 2012.

Ahmed, 70 ans

« Que nous n’ayons plus jamais besoin de fuir ! »

Ahmed* est photographié ici avec sa canne dans le camp de réfugiés de Domiz dans le Kurdistan irakien. Il pense que s’il ne l’avait pas eue, il n’aurait jamais pu tenir les deux heures de marche jusqu’à la frontière irakienne. « Tout ce que je veux maintenant, c’est que ma famille trouve un endroit où elle puisse vivre pour toujours en sécurité. Que nous n’ayons plus jamais à fuir ! » Avec sa femme et huit de leurs neuf enfants, Ahmed a fui Damas après la destruction de leur maison dans une attaque. Avec quatre autres familles, une cinquantaine de personnes au total, ils sont partis entassés dans la benne d’un camion. L’un des fils d’Ahmed resté sur place a été tué en octobre 2012.

Iman, 25 ans

« Tant que je l’ai avec moi, je suis connectée à Dieu. »

Iman, photographiée ici avec son fils Ahmed et sa fille Aishia au camp de réfugiés de Nizip, en Turquie, a fui sa maison d’Alep après des mois de conflit. Elle n’a pas pu s’empêcher de fuir quand elle a entendu dire que les combattants qui violaient les femmes de sa ville. Le voyage de Syrie jusqu’en Turquie a été jalonné de dangers et Iman a perdu cinq membres de sa famille. La possession la plus importante qu’elle a emportée, c’est le Coran qu’elle tient sur cette photo. Elle dit que le Coran lui donne le sentiment d’être protégée. « Tant que je l’ai avec moi, je suis connectée à Dieu. »

Iman, 25 ans

« Tant que je l’ai avec moi, je suis connectée à Dieu. »

Iman, photographiée ici avec son fils Ahmed et sa fille Aishia au camp de réfugiés de Nizip, en Turquie, a fui sa maison d’Alep après des mois de conflit. Elle n’a pas pu s’empêcher de fuir quand elle a entendu dire que les combattants qui violaient les femmes de sa ville. Le voyage de Syrie jusqu’en Turquie a été jalonné de dangers et Iman a perdu cinq membres de sa famille. La possession la plus importante qu’elle a emportée, c’est le Coran qu’elle tient sur cette photo. Elle dit que le Coran lui donne le sentiment d’être protégée. « Tant que je l’ai avec moi, je suis connectée à Dieu. »

Abdul

« Si Dieu le veut, je vous retrouverai à cette époque l’année prochaine à Damas. »

Abdul* tient les clés de l’appartement familial dans la capitale syrienne. Bien qu’il ne sache pas si leur bâtiment est toujours debout, il rêve tous les jours de rentrer chez lui. « Si Dieu le veut, je vous retrouverai à cette époque l’année prochaine à Damas », a-t-il dit à un employé du HCR dans la plaine de la Bekaa au Liban. Il a fui la Syrie avec sa famille peu de temps après que sa femme soit blessée dans un échange de feux entre des groupes armés. Abdul vit avec sa femme, sa fille et leurs petits-enfants dans un abri en contreplaqué construit par le HCR et le Conseil danois pour les réfugiés.

Abdul

“God willing, I will see you this time next year in Damascus.”

Abdul* tient les clés de l’appartement familial dans la capitale syrienne. Bien qu’il ne sache pas si leur bâtiment est toujours debout, il rêve tous les jours de rentrer chez lui. « Si Dieu le veut, je vous retrouverai à cette époque l’année prochaine à Damas », a-t-il dit à un employé du HCR dans la plaine de la Bekaa au Liban. Il a fui la Syrie avec sa famille peu de temps après que sa femme soit blessée dans un échange de feux entre des groupes armés. Abdul vit avec sa femme, sa fille et leurs petits-enfants dans un abri en contreplaqué construit par le HCR et le Conseil danois pour les réfugiés.

*Noms modifiés pour des raisons de protection.
Une version de ces mêmes récits a été publiée sur Buzzfeed.

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Pour en savoir plus sur la situation d’urgence en Syrie :

Portail de données  Page Situations durgence  Plan régional pour les réfugiés et la résilience (3RP)

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