Message du chef du HCR Filippo Grandi aux réfugiés à travers le monde

Selon le chef du HCR, la Journée mondiale du réfugié nous donne l'occasion de saluer le courage et la détermination des 70 millions de personnes déracinées par la guerre, la violence et la persécution.

Le chef du HCR Filippo Grandi s'adresse aux réfugiés à travers le monde.
© HCR

Le Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés Filippo Grandi s’est engagé aujourd’hui à faire tout ce qui est possible pour aider des millions de personnes déracinées « pas seulement pour que vous puissiez joindre les deux bouts, mais aussi pour que vous puissiez prospérer. »


Dans son message vidéo à l’occasion de la Journée mondiale du réfugié, le 20 juin, Filippo Grandi s’est dit « profondément touché » et « inspiré » par les réfugiés qu’il avait rencontrés durant ses 35 années de carrière à leur service, en saluant leur courage et leur détermination.

Il a toutefois souligné que le HCR, l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés, fait son possible pour mobiliser un soutien de la communauté internationale, malgré de faibles niveaux de financement et un nombre insuffisant de places de réinstallation.

« En cette Journée mondiale du réfugié, mais aussi tous les jours de l’année, mes collègues et moi-même, nous nous engageons à faire tout ce qui est possible pour vous aider. Pas seulement pour que vous puissiez joindre les deux bouts, mais aussi pour que vous puissiez prospérer », a indiqué Filippo Grandi.

Cette semaine, le HCR a publié son rapport statistique annuel sur les Tendances mondiales annonçant que le nombre de personnes déracinées à travers le monde est passé à plus de 70 millions à la fin 2018, un niveau jamais atteint.

Filippo Grandi a déclaré que, malgré une population déracinée sans précédent, des « meilleurs moyens » ont été mis au point pour mobiliser le monde afin d’aider les déplacés.

En décembre, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté le Pacte mondial sur les réfugiés, qui vise un partage plus prévisible et plus équitable des responsabilités afin de trouver des solutions durables pour les personnes déracinées.

« Certains pays introduisent des restrictions qui limitent votre accès aux procédures d’asile. On empêche les bateaux de sauver les réfugiés en train de se noyer. Les pourparlers de paix tardent à porter leurs fruits », a indiqué Filippo Grandi en reconnaissant les défis.

« Mais de nombreux pays généreux, ainsi que des communautés, restent des lieux d’accueil », a-t-il ajouté. « Et de nouveaux partenaires de développement et du secteur privé offrent des investissements et de l’expertise. Les particuliers font des dons ou s’engagent dans le bénévolat. Les témoignages d’humanité continuent d’exister. »

Filippo Grandi avait auparavant fait part de son espoir que le monde s’appuie sur ces exemples positifs et renforce sa solidarité envers les réfugiés le 20 juin.

« En cette Journée mondiale du réfugié, nous devons garder espoir », a-t-il conclu.

Lire le texte de la déclaration du Haut Commissaire pour la Journée mondiale 2019 du réfugié.