Une joyeuse ribambelle de quadruplées pour une maman syrienne réfugiée

Walaa était sous le choc lorsqu'elle a appris qu'elle attendait quatre petites filles, et si elle doit lutter pour subvenir à leurs besoins, elle dit tirer sa force de ses petits 'miracles'.

Photo de famille de Walaa Aldihni avec son mari Ali Al Hassouni et leurs quadruplées âgées de 10 mois.
© Annie Sakkab, camera-édition / Esna Ong, deuxième caméra

Walaa berce un premier bébé endormi au creux de son bras tandis que, d'une main, elle donne le biberon à un second bébé et que, de l'autre, elle remplit un biberon pour la troisième. Cette agilité lui est venue naturellement depuis qu'elle a mis au monde des quadruplées, il y a dix mois, mais elle admet que ce fut d'abord un sacré choc lorsqu'elle a appris la nouvelle.


« La première échographie n’en montrait que trois », raconte cette maman de 30 ans, réfugiée et originaire de Daraa, au sud de la Syrie. « À l'échographie suivante, ils m'ont dit que c'était des quadruplées – il y en avait une de plus. J'ai été très surprise. » 

C’est un énorme défi d’élever les quatre petites – Ayat, Ghena, Sarah et Sali – en particulier parce qu'elle est réfugiée en Jordanie et qu'ils survivent grâce au maigre salaire que gagne son mari Ali à la station de lavage de voitures locale. Les jeunes parents sautent quelquefois des repas pour avoir l'argent nécessaire pour acheter de la nourriture, des vêtements et des couches pour les petites.

Même lorsqu'elle se sent dépassée par la situation, Walaa explique que ses filles lui donnent la force d'aller de l'avant. « C'est comme un miracle. C'est quelque chose d'unique », dit-elle entourée de ses adorables petites, toutes vêtues de la même jolie tenue turquoise. « C'est merveilleux lorsque je les regarde toutes les quatre… surtout quand elles dorment ! »