Urgence en République centrafricaine

La République Centrafricaine est l'un des pays les plus pauvres au monde.

Le pays a été secoué par des troubles pendant des décennies, mais le coup d'État mené par les rebelles Séléka en mars 2013 pour chasser le Président, a plongé la population déjà vulnérable dans la crise.

Faire un don

452 000

réfugiés centrafricains


384 000

déplacés à l'intérieur de la Rép. centrafricaine


Toutes les statistiques  

Données actualisées au 10 septembre 2016


J’ai tout perdu : ma maison, ma chair, mon identité. Mes enfants dorment par terre.

Zainaba
veuve et mère de quatre enfants, tous déplacés à Bangui

Des centaines de milliers de personnes ont été forcées de fuir leurs foyers quand les violences ont éclaté, les militants tuant brutalement des civils, pillant les maisons et brulant les villages. Beaucoup d’entre elles ont trouvé refuge de l’autre côté de la frontière, au Cameroun, au Tchad, en République Démocratique du Congo et au Congo, tandis que d’autres se sont déplacées à l’intérieur du pays.

Les affrontements entre l’alliance séléka et les milices anti-balaka se sont intensifiés en décembre 2013, provoquant une nouvelle vague de déplacements. Des milliers de personnes ont erré à pied dans les forêts pendant des semaines, cherchant désespérément à fuir, parfois sans manger ni boire. Ceux qui arrivent dans les camps de réfugiés sont souvent traumatisés par les violences dont ils ont été témoins et nous avons également constaté des cas sérieux de malnutrition au Cameroun.

Beaucoup ont fui sans rien – ils n’ont ni argent, ni nourriture, pas même un matelas pour dormir.

Fatoumata Lejeune-Kaba
HCR

Dans cette crise qui est l’une des urgences les moins bien financées, beaucoup ne bénéficient même pas d’une aide minimale de subsistance. La nourriture, la santé, un toit, l’organisation du camp et l’assainissement sont les préoccupations premières. Une aide supplémentaire est nécessaire pour les réfugiés vivant en dehors des camps officiels et pour les communautés qui les accueillent.
Mais la crise n’est pas limitée à la seule RCA. Des dizaines de milliers de personnes qui ont fui les violences sont maintenant confrontés à une nouvelle catastrophe humanitaire dans le pays où ils ont trouvé refuge et où les abris, la nourriture et les soins de santé sont sous-financés.

Le HCR et ses partenaires ont réitéré leurs appels auprès des donateurs pour qu’ils augmentent leur soutien aux programmes en RCA et dans les pays limitrophes.